Terroir du rucher

LE TERROIR DU RUCHER

Le rucher est dans les Cévennes, une région ou se trouve divers types de végétations.

Bruyère arborescente :

en fin de mois et au début d’avril ces grandes bruyères ligneuses (parfois plus de 3 m), dont les souches sont encore très recherchées pour la réalisation des pipes, se couvrent de petites fleurs blanches : une neige tardive ! Les bonnes années (quand la pluie a le bon goût de tomber avant la floraison et pas pendant !), elles offrent un miel de printemps sombre, corsé et au parfum légèrement mentholé.

Trèfles :

parmi les très nombreuses espèces présentes en Cévennes, c’est le trèfle noircissant (Trifolium nigrescens) qui est le plus abondant. C’est une espèce annuelle méditerranéenne aux inflorescences un peu plus petites que celle du trèfle rampant (T. album) également présent.fleur-de-trefle

Robinier faux-acacia :

cet arbre, originaire d’Amérique du nord, n’a rien à voir avec les vrais acacias (qui sont africains). Lorsqu’il est suffisamment abondant (au bord des Gardons par exemple), il offre un miel très doux.

Tilleul :

pour patienter avant le châtaignier, la floraison du tilleul fait des heureuses. A noter que certaines espèces seraient toxiques pour les abeilles (le tilleul argenté notamment). Dans les régions où il est abondant il fournit un miel recherché.

Châtaignier :

L’essence mellifère phare en Cévennes. De part sa très grande implantation et son très important potentiel mellifère tant pour le pollen que pour le nectar le châtaignier est une ressource primordiale pour les abeilles. En moyenne sa floraison débute vers le milieu du mois. C’est alors la ruée : les ruchers sont transfigurés en quelques heures, bourdonnant plus que jamais et embaumant cette fragrance si particulière et propre au châtaignier.

Thym des cévennes :

le thym endémique des Cévennes, souvent confondu avec les serpolets (Thymus serpyllum sensus lato). Assez abondant, il constitue une ressource non négligeable.

Ronce :

ressource d’importance dans d’autres régions, elle  e semble peu influente ici : florissant en même temps que le châtaignier, elle semble alors un peu délaissée par les abeilles !

Bruyère cendrée :

cette petite bruyère étale sa floraison rose violacé sur une très longue période (juin-octobre), mais en ce mois pauvre en ressource mellifère elle devient une espèce importante pour les
abeilles. Plus en altitude, il est possible de récolter un miel monofloral dit miel de bruyère erica.Bruyere

 Arbousier :

L’arbre aux fraises offre le miel le plus amer qu’il soit. Mais dans les Cévennes il n’est pas assez abondant pour être récolté et il ne fait le bonheur que des seules abeilles. arboussier

Lierre :

Le miel de lierre lui n’est jamais récolté. Mais il est d’une importance capitale pour les abeilles qui constituent avec cette quasi ultime récolte une bonne part de leurs réserves d’hiver.